Retour au mythe fondamental : Méduse, entre terreur et symbole médical
Le passage du monstre redouté à l’objet d’analyse clinique représente une mutation profonde du regard humain. À l’époque, Méduse n’était pas une patiente à soigner, mais une menace divine, une Gorgone dont le regard pouvait transformer un homme en pierre. Cette peur mythique, ancrée dans des sociétés antiques où le maladie et le sacré se mêlaient, reflétait une incompréhension du corps humain face à des forces surnaturelles. Aujourd’hui, ce regard s’est métamorphosé : les médecins décryptent non des flèches ou des morsures, mais des virus, des mutations génétiques, des mécanismes d’inflammation. Méduse devient alors une métaphore puissante : sa tête, symbole d’un danger invisible, rappelle la complexité des pathogènes modernes, comme le SARS-CoV-2 ou les bactéries multirésistantes.
Ce passage du mythe à la science illustre une tension fondamentale : la peur ancestrale du monstre se confronte à la rationalité médicale. Pourtant, cette transition n’efface pas la fascination. Au contraire, elle l’intensifie. La Gorgone, autrefois chassée, est désormais étudiée sous microscope